Artiste contemporain

Peintre

Diplômée des Beaux-Arts de Saint-Etienne

Atelier  Galerie Rive Droite Art Pluriel

Saint-Etienne

virginie.remillieux@gmail.com

Lost Icon

 

Pierre Rochigneux

 

La scène est rapidement peuplée, les voix sont mesurées, attentives. Pourtant au-dessus se forme un brouhaha qui peut appartenir au passé du lieu, voix compactées, prisonnières, naissance de fantômes, ricochets. Le désordre est orchestré, tout se met en place. Nous regardons, nous interrogeons, nous prenons place, nous éteignons nos connexions.

 

 

À cet instant d'évocation, nous aurons l'envie de reconnaître ce qui se cache derrière l'évidence. Ça s'appelle l'apocalypse, le mensonge, le plaisir, le fantasme, ça s'appelle l'imagination limitée à ce rideau de scène, le spectacle ne commence pas, la parole est retenue, en équilibre et l'image est sourde. Alors ? Secouer l'arbre, en tomberait bien quelque fruit. Secouer le nuage, en chuteraient bien quelque goutte, un flocon, un pois de glace. Brouillon précis, une rivière se presse d'aller plus loin, le vent ne s'attarde ni dans un instant ni dans un endroit, par leur parcours appliqué dans un désordre apparent ; la fluidité est ou n'est pas.

 

 

Elle secoue l'image, mains au corps elle secoue, sa tête dodeline à cet exercice et dit non et dit oui. Respirations entendues.

 

 

Peureux de mes désirs, je me retourne. Il est possible de s'échapper encore, après les récits et la description, il n'y a plus rien, je me retourne, il n'y a rien, les regards. Ma mémoire fait faux bond et mes doigts ne tiennent rien, le laisser-aller peut s'installer, je me retourne pour à nouveau être en face. Le rideau m'a attendu. Les écrans veillent. Les images s'offrent.

 

 

La qualité de réception. Les silences ponctuent les questions, parfois, les phrases disparaissent, avalées par un accident de son, il faut alors chercher les visages, deviner les intentions. Ce qui n'est pas prononcé est pourtant écrit dans le texte et nous focalisons notre attention sur les corps en mouvement. Les ondulations n'ont pas cessé, parfois revient à la surface une trace. Est-ce une respiration vivante, l'action d'un pourrissement ? Le remous d'un mystère qui prend l'air puis revient dans la matière.